Au fil des années, la transformation du " sujet peint " se voit plutôt comme une métamorphose organique, une mutation, passant par le monde végétal. Mutation vers une forme élémentaire.
Aujourd'hui un signe, multiplié, décliné.
Ce signe est le support de ma peinture, et non plus le sujet.
" Le monde de l'art n'est pas celui de l'immortalité,
c'est celui de la métamorphose "
disait Malraux dans ses Antimémoires.
Cette métamorphose est mon sujet, qui s'appréhende par
une vision de l'ensemble, qui laisse voir une transfiguration,
un retour vers l'origine.
Ni figurative ni abstraite mais plutôt " hors échelle ",
cette peinture est sans repère d'identification. On peut y voir cependant une résonance qui met en jeu des codes ancestraux puisés dans notre histoire.
    Ce que je peins maintenant ? Je peins de la peinture…
Et puis il y a des expositions, jalonnant cette histoire,
laissant une trace, instantanée, éphémère.
Une trace parcellaire mais qui contient tout à elle seule.
Comme chaque peinture qui n'est rien en soi, ou si peu, mais qui contient tout l'univers du peintre.
A elle seule.
R.P. 2015

Lire,

ou voir d’abord ?

Mais voir des images

les unes après les autres...

C’est pas comme la peinture.

Il faudrait pouvoir toucher la peinture

Se mesurer à ses dimensions

L’embrasser comme on embrasse un paysage...

Mais voir les images, c’est déjà ça...

Après, alors, on peut lire

Une fois qu’on est devenu curieux

et qu’on voudrait bien savoir comment elle est venue, cette histoire là...

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L'inconscient fleuri du peintre Rui Prazeres

Il y a un parfum de terre dans les peintures récentes de Rui Prazeres. Un parfum de terre ancestrale dans un éclatement profond de la "matière clandestine". Bataille incessante pour exister hors de son champ naturel donné. Lutte végétale de la lumière et l'ombre par où coule l'huile et la pigmentation alchimique, laissant libre une "spontanéité contrôlée", nous rappelant un pistil naissant dans son coin lointain, et si proche à la fois de nos propres "territoires mentaux". Prazeres a le talent, l'art et la finesse de maîtriser les éléments bruts qui conforment sa cosmovision pour rendre visible ce troisième élément qu'est la peinture avec une sublimation picturale qui est aussi la force du tragique (dans une intime relation avec sa culture latine), nous offrant généreusement des gémissements doux et tendres mélodies dessinées, mutation-pérénnité, vie et mort, chemin inconnu, en mouvement constant qui est aussi le moteurs collectifs de notre "pierre philosophale", dialectique-source de connaissance de Prazeres.
Prazeres est un peintre, chercheur de l'âme et de l'"inconscient fleuri" comme tout ce qui rayonne pureté.

février 2013
Pablo Poblète

né en 1959, à Lisbonne

CV
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